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Indemnisation rabotée après une rupture conventionnelle, dégressivité revue, intermittents... : le patronat présente ses pistes déconomies pour l'Assurance chômage
information fournie par Boursorama avec Media Services 17/02/2026 à 17:20

Le gouvernement demande aux partenaires sociaux de trouver 400 millions d'euros d'économies. Le patronat veut aller jusqu'à un milliard.

( AFP / LUDOVIC MARIN )

( AFP / LUDOVIC MARIN )

Les organisations patronales ont envoyé mardi 17 février leurs propositions d'économies pour l'assurance chômage aux syndicats. Parmi elles, la diminution de la durée d'indemnisation après une rupture conventionnelle ou l'augmentation du nombre d'heures de travail nécessaires pour les intermittents du spectacle.

Syndicats et patronat sont engagés depuis janvier dans des négociations sur les ruptures conventionnelles à la demande du gouvernement qui souhaite les voir économiser au moins 400 millions d'euros par an. Les organisations patronales veulent élargir le débat au-delà des seules ruptures conventionnelles et atteindre un milliard d'euros d'économies, ce que refusent tous les syndicats, alors que la précédente réforme de l'assurance chômage vient seulement d'entrer en vigueur, au printemps dernier.

En amont de la prochaine réunion de négociations, jeudi au siège de l'Unédic, les trois organisations patronales représentatives -Medef, U2P et CPME- ont transmis leurs propositions aux syndicats. Dans ce document que l' AFP s'est procuré, elles soulignent que les ruptures conventionnelles "concernent un public plus jeune, plus qualifié, mieux indemnisé" que la moyenne des allocataires de l'assurance chômage. Elles proposent notamment de diminuer de 25% la durée d'indemnisation de ces demandeurs d'emploi.

Les syndicats veulent son concentrer sur les ruptures conventionnelles

Pour "inciter les allocataires à retrouver un emploi plus rapidement", elles souhaitent aussi "abaisser le seuil de revenu au-dessus duquel est appliquée la dégressivité (des allocations journalières) pour les allocataires issus d'une rupture conventionnelle". Aujourd'hui, la dégressivité s'applique, après six mois de consommation de droits, aux demandeurs d'emploi dont le salaire mensuel de référence dépasse 4.940 euros.

Hors ruptures conventionnelles, les organisations patronales souhaitent geler la revalorisation des allocations chômage en 2026 et "rapprocher" le régime des intermittents du spectacle du droit commun, en augmentant de 50 heures le seuil de 507 heures de travail par an nécessaire pour être indemnisé.

"On sait très bien qu' ils vont partir sur les propositions les pires en début de négociation , pour essayer de bouger tous les paramètres", a estimé mardi le négociateur de la CGT Denis Gravouil, soulignant qu'a priori, toutes les organisations syndicales sont d'accord pour "ne pas discuter d'autre chose que des droits après une rupture conventionnelle".

La CGT prône notamment un nouveau relèvement du forfait social versé par les entreprises sur les indemnités de rupture conventionnelle.

Le syndicat des cadres CFE-CGC, par la voix de son négociateur Jean-François Foucard, estime pour sa part que les propositions sur le gel des allocations ou les intermittents relèvent de "l'interpellation", mais approuve celle sur la diminution de la durée d'indemnisation post-rupture conventionnelle.

2 commentaires

  • 18:39

    faudrait peut-être que kelkun aille y mettre son nez dans le régime et l'organisation des intermittents - ça coûte un pognon de dingue tous les ans et ça convient (semble t'il) à beaucoup de monde


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